Où trouver des girolles en Bourgogne-Franche-Comté ?

girolles dans le jura

La Bourgogne-Franche-Comté est un véritable paradis pour les amateurs de champignons, avec plus de 5 000 espèces recensées dans la région. Parmi les plus prisées figure la girolle, aussi appelée chanterelle commune, reconnaissable à son chapeau jaune-orangé en entonnoir. Dès la fin du printemps et tout au long de l’été jusqu’en octobre, ces délicieux champignons pointent le bout de leur chapeau dans les sous-bois feuillus de la région. Vous souhaitez remplir votre panier de girolles ? Voici, département par département, les forêts et massifs à explorer. (N’oubliez pas de cueillir de manière responsable et de faire vérifier votre récolte en cas de doute – et pensez à consulter nos cartes interactives pour repérer les meilleurs coins à champignons près de chez vous.)

Côte-d’Or (21) : forêts du Châtillonnais et de Dijon

Forêt domaniale de Châtillon-sur-Seine (Châtillonnais)

Au nord de la Côte-d’Or, le vaste massif forestier de Châtillon-sur-Seine (environ 13 000 ha) est réputé pour ses chênaies et hêtraies accueillantes aux champignons. En automne on y récolte beaucoup de cèpes, mais on y trouve aussi d’autres espèces recherchées comme les girolles et les pieds-de-mouton dans les sentiers ombragés et les clairières humides. Les sols calcaires du Châtillonnais abritent un écosystème riche qui, après les pluies, favorise la pousse de girolles odorantes. En parcourant les sous-bois de la forêt du Châtillonnais, particulièrement autour des chênes et des hêtres, vous aurez de bonnes chances de tomber sur des groupes de girolles dorées. Veillez à respecter la réglementation locale (cueillette autorisée en quantité raisonnable, généralement 5 L par personne et par jour dans les forêts domaniales).

Forêt du Val Suzon (près de Dijon)

Aux portes de Dijon, la forêt du Val Suzon est classée Forêt d’Exception pour sa biodiversité remarquable. Dominée par le hêtre et le chêne, cette réserve naturelle régionale offre un milieu idéal aux champignons de toutes sortes. La girolle affectionne particulièrement ces bois mixtes sur sol légèrement acide. La cueillette y est réglementée en cœur de réserve, mais les abords du Val Suzon restent un terrain de jeu apprécié des mycophiles dijonnais. Après une averse estivale ou automnale, baladez-vous en lisière du Val Suzon : dans les recoins moussus et les creux de rochers, il n’est pas rare d’apercevoir des girolles bien jaunes. Citons également la Combe de Lavaux au sud de Dijon, autre site protégé du département, dont les chênaies-calmaires constituent un habitat propice à de nombreuses espèces (bien que la cueillette y soit restreinte). En somme, la Côte-d’Or offre des coins variés – du Châtillonnais à la banlieue dijonnaise – où la girolle prospère dans les forêts de feuillus.

Doubs (25) : forêts du Haut-Doubs et de la plaine comtoise

Massifs du Haut-Doubs (secteur de Pontarlier)

Le Doubs est l’un des meilleurs départements de Franche-Comté pour la cueillette de champignons. Dans le sud du Doubs, à la frontière du Jura, s’étendent les forêts du Haut-Doubs aux altitudes intermédiaires (800–1100 m) autour de Morteau, Pontarlier ou Montbenoît. Ces massifs mêlent résineux (sapins, épicéas, mélèzes) et feuillus (hêtres, bouleaux) sur sol acide : un biotope idéal pour la girolle qui apprécie les humus légers et les sous-bois lumineux. Par exemple, la Montagne de la Chaux près de Pontarlier est connue des initiés : après les pluies de juin ou de fin d’été, on y voit surgir des girolles à l’orée des hêtraies-sapinières couvertes de mousse. De même, le long des sentiers qui bordent le lac Saint-Point ou dans les combes du côté de Labergement-Sainte-Marie, les girolles peuvent tapisser le pied des sapins lorsque chaleur et humidité s’alternent. N’hésitez pas à explorer en semaine ces coins de moyenne montagne, vous éviterez la foule et profiterez pleinement de la « chasse » aux chanterelles.

Forêts de la plaine comtoise (près de Besançon)

Le Doubs ne se résume pas aux montagnes : les zones de plaine et collines autour de Besançon recèlent aussi de jolis coins à girolles. La grande forêt de Chailluz, aux portes de Besançon, est très prisée des Bisontins pour les balades et la cueillette : sous la voûte mêlant chênes, charmes et pins sylvestres, de belles girolles pointent souvent en été dans les dépressions moussues et le long des chemins forestiers après les orages de juillet. Un autre secteur prometteur est la forêt domaniale du Grand Taureau, à l’est de Besançon, moins fréquentée des non-initiés. Ce massif d’environ 500 ha présente des sols limoneux et frais où se développent divers bolets à l’automne, et également des girolles en été lorsque l’humidité remonte du Doubs tout proche. En règle générale, dans le Doubs, ciblez les sous-bois de feuillus sur sols acides (pH < 5) qui restent frais l’été : la girolle y est très présente, avec souvent deux poussées dans la saison (une première mi-juin, puis une seconde fin septembre).

Jura (39) : royaume des chanterelles dans le Haut-Jura

Forêts du Parc naturel du Haut-Jura

Des plateaux calcaires du Vignoble aux forêts profondes du Haut-Jura, le département du Jura offre un immense terrain de jeu aux cueilleurs. Les girolles y sont particulièrement abondantes, le Jura faisant partie des départements les plus réputés pour ce champignon. Dans le Parc naturel régional du Haut-Jura, qui s’étend notamment autour de Morez, Saint-Claude et Champagnole, on trouve de vastes forêts mixtes dites « futaies jardinées ». Ce mélange équilibré de sapins, épicéas, hêtres et parfois chênes crée un milieu idéal : les chanterelles adorent pousser au pied des hêtres ou des sapins blancs, sur un tapis de mousses et d’aiguilles. Par exemple, du côté de Prémanon ou de La Faz, après des pluies d’été, les pentes ombragées laissent apparaître des grappes de girolles au bord des chemins. De même, autour des lacs jurassiens (Lac de Bonlieu, étang de la Gruère côté suisse), les zones humides en lisière forestière regorgent de petites girolles “jaunottes” lorsque juillet est pluvieux. La clé est de chercher dans les bois clairs où le soleil perce par endroits : le Jura en compte une multitude, souvent en accès libre (forêts communales ou domaniales).

Forêt domaniale de la Joux (sud Jura)

Au sud du département, sur le plateau de Nozeroy et les montagnes du Risoux, la forêt de la Joux est un autre haut-lieu mycologique jurassien. Ce massif s’élève entre 800 et 1000 m d’altitude et abrite de majestueuses hêtraies-sapinières sur sol argileux humide. Si les cèpes tardifs y sont célèbres (poussant parfois jusqu’en novembre dans les épicéas), la girolle n’est pas en reste. En été, les éclaircies parmi les hêtres et chênes de la Joux laissent filtrer assez de lumière pour que les girolles s’y développent en rondes. Le sous-bois y est souvent couvert de fougères et de myrtilliers : repérez les taches de mousse vert vif, car les chanterelles aiment se cacher à proximité, notamment après les pluies orageuses d’août. Ce secteur du Haut-Jura, à cheval sur Doubs et Jura, jouit d’une relative fraîcheur estivale qui prolonge la saison des champignons. Les amateurs jurassiens conseillent de parcourir la Joux en semaine pour plus de tranquillité – et de toujours laisser sur place les plus petits spécimens pour que la repousse se poursuive.

Nièvre (58) : trésors du Morvan nivernais et bois des Bertranges

Massif du Morvan (Mont Beuvray, Gouloux…)

Le département de la Nièvre englobe une grande partie du massif du Morvan, territoire granitique très boisé et riche en biodiversité. Ces forêts nivernaises préservées abritent en abondance cèpes, trompettes de la mort et girolles. Chaque automne, les collines du Morvan (altitudes autour de 600–900 m) offrent une profusion de girolles odorantes, notamment après les averses de fin août et de septembre. Parmi les coins réputés, on peut citer le secteur du Mont Beuvray (haut lieu historique et forestier au sud du Morvan) : ses chênaies-hêtraies d’altitude, couvertes de fougères et de bruyères, cachent des girolles de belle taille à la lisière des anciennes clairières gauloises. Plus au nord, le Saut de Gouloux, une cascade entourée de bois humides, est aussi connu des cueilleurs : les girolles s’y développent dans les forêts de chênes sessiles et de bouleaux, profitant de l’humidité ambiante des ruisseaux. Enfin, autour des grands lacs du Morvan (lac des Settons, lac de Pannecière), les sous-bois acidophiles voient apparaître dès juin les premières girolles, souvent bien cachées sous les couches épaisses de mousse. Un guide mycologue local peut vous accompagner dans la région pour une initiation : c’est l’occasion d’apprendre à identifier les bonnes chanterelles tout en découvrant l’écosystème exceptionnel du Morvan.

Forêt des Bertranges (pays nivernais)

Pour diversifier vos sorties, ne manquez pas la forêt des Bertranges, située à l’est de Nevers. Il s’agit de l’un des plus vastes massifs de chênes de France (près de 10 000 ha), réputé pour la qualité de son bois… mais aussi apprécié des cueilleurs de champignons. En automne, une balade sur la Rando du Lac Bleu en Bertranges vous permettra d’allier plaisir des yeux et de la cueillette : sous les majestueux chênes et les charmes, le sol riche en humus abrite cèpes, coulemelles et chanterelles. Les girolles y poussent notamment dans les zones de feuillus mélangés (présence de hêtres, châtaigniers ou bouleaux) après les pluies de fin d’été. La mousse au pied des vieux troncs est un bon indicateur : lorsque septembre est humide, on peut y trouver de belles girolles bien fraîches, à condition de se lever tôt. Les bois des Amognes, non loin de là, sont un autre coin possible – preuve que la Nièvre recèle de nombreux “coins à champignons” où cèpes et girolles font le bonheur des gourmets.

Haute-Saône (70) : du nord au sud, des coins discrets à girolles

Forêts alluviales du nord (Gray et vallée de la Saône)

En Haute-Saône, la girolle est très présente dans divers milieux grâce à la diversité des sols du département. Au nord-ouest, vers Gray et la vallée de la Saône, on trouve des forêts domaniales sur terrains argilo-calcaires qui accueillent volontiers les girolles. La forêt de Gray (aussi appelée forêt de Gray-sur-le-Doubs) en est un exemple : composée de chênes sessiles, charmes et frênes, elle voit apparaître des girolles pâles en été lorsque le sol reste humide. Les abords des clairières et les lisières peu fréquentées sont souvent plus généreux, car moins piétinés. Plus à l’est, le long de la plaine de la Saône et du Doubs, de petits bosquets feuillus peuvent aussi réserver de belles surprises après les pluies orageuses de juillet : gardez un panier dans le coffre si vous traversez le Pays de Montbozon ou le secteur de Pesmes par exemple, car il n’est pas rare d’y croiser des amateurs en train de remplir leurs sacs de girolles.

Vosges saônoises et Mille Étangs (sud et est du 70)

Le sud de la Haute-Saône est marqué par les contreforts du massif des Vosges, avec un relief plus élevé et des sols granitiques acides. Dans ces Vosges saônoises, autour de Lure, Melisey ou Ronchamp, les collines boisées constituent d’excellents terrains à girolles dès la mi-juin. La forêt de la Petite Montagne près de Ronchamp, par exemple, mêle hêtres, chênes et résineux sur des pentes granitiques : on y ramasse des chanterelles bien charnues après les pluies d’été, notamment en bordure des parcelles de hêtres. Plus haut en altitude, sur le Plateau des Mille Étangs (entre Faucogney et le Ballon de Servance), l’environnement exceptionnel de landes humides et de forêts de sapins cache aussi des girolles. Celles-ci apprécient les couverts de bouleaux et de chênes pubescents présents dans certaines tourbières forestières : avec un peu de chance, au détour d’un étang, vous tomberez sur des taches jaunes de chanterelles illuminant le sol sombre des sous-bois. La Haute-Saône offre ainsi une grande variété de coins à champignons grâce à ses contrastes géologiques : n’hésitez pas à explorer différentes altitudes pour étaler votre saison de cueillette.

Saône-et-Loire (71) : entre Morvan et Mâconnais

Monts du Morvan (nord-ouest du 71)

Le nord-ouest de la Saône-et-Loire comprend une partie du Parc du Morvan, prolongement des forêts nivernaises. Dans les secteurs de Luzy, Saint-Prix ou Autun, les crêtes granitiques du Morvan offrent un habitat semblable à celui décrit pour la Nièvre. Les forêts morvandelles du 71, comme le massif de Brandon ou la forêt de Planoise près d’Autun, sont riches en hêtraies-chênaies sur sol sableux acide : un terrain de prédilection pour les girolles. Dès juillet, on peut y trouver des girolles communes et girolles pâles le long des anciens chemins de débardage, surtout après des épisodes pluvieux suivis de belles journées douces. Le Morvan étant moins densément peuplé, certains coins restent secrets et préservés : rapprochez-vous des habitants des villages forestiers, ils pourront parfois vous orienter vers leur coin à chanterelles favori. Prenez aussi en compte l’exposition : les versants ouest du Morvan (plus humides) sont souvent plus productifs en champignons que les flancs est plus secs.

Massifs du Charolais et du Mâconnais (sud du 71)

Le sud de la Saône-et-Loire, aux confins du Charolais-Brionnais et du Mâconnais, est moins boisé mais recèle quelques massifs où les champignons pointent le nez à l’automne. La forêt de la Vernée, par exemple, au sud-ouest du département vers la frontière de la Loire, est un bois de chênes pédonculés sur sols argilo-gréseux : elle n’est pas très connue des chasseurs de champignons, ce qui en fait un endroit tranquille pour récolter quelques girolles et cèpes sans concurrence. Plus à l’est, dans les monts du Mâconnais (autour de Cluny, Solutré ou la montagne de Saint-Romain), les bosquets de chênes et de châtaigniers peuvent livrer des girolles en fin d’été lorsque la sécheresse n’a pas trop sévi. Cherchez notamment près des sources et ruisseaux qui dévalent ces collines calcaires : il n’est pas impossible d’y découvrir quelques groupes de girolles cachés sous les fougères. Enfin, les forêts riveraines de la Loire (comme le bois de Braconne vers Iguerande) connaissent parfois des poussées de girolles en octobre lors des remontées d’humidité du fleuve. Le relief moins élevé du sud 71 concentre les pousses en début d’automne, une fois la chaleur estivale retombée.

Yonne (89) : entre le massif d’Othe et l’Avallonnais

Forêt d’Othe (nord de l’Yonne)

Au nord-ouest du département de l’Yonne, la forêt d’Othe s’étend à cheval sur l’Yonne et l’Aube. Ce vaste massif de 20 000 ha environ est constitué de collines calcaires recouvertes de chênes, charmes et hêtres. Sous ce couvert feuillu assez dense, le sol est sablo-argileux et plutôt acide – des conditions favorables aux cèpes de Bordeaux, mais aussi aux girolles. La girolle aime en effet les bois mixtes bien aérés : dans la forêt d’Othe, on la trouve souvent en lisière des clairières naturelles et des anciennes parcelles de coupe, là où quelques rayons de soleil percent. En septembre et octobre, après les premières pluies automnales, de belles girolles bien jaunes peuvent tapisser les vallons humides de l’Othe, par exemple du côté des vallées de la Vanne ou du ru de Misery. Attention toutefois, la forêt d’Othe est très fréquentée le week-end par les promeneurs et chasseurs ; mieux vaut y aller en semaine ou cibler les coins plus éloignés des routes forestières. Avec un peu de chance, vous y remplirez vite votre panier de chanterelles odorantes.

Auxerrois et Avallonnais (bois de Branches et Morvan)

Le cœur du département, autour d’Auxerre, Chablis et Avallon, offre également des opportunités de cueillette. Non loin d’Auxerre, la forêt domaniale de Branches (appelée aussi forêt de Loo) est un massif de quelques centaines d’hectares seulement, mais connu des mycophiles locaux comme un bon spot à champignons. Composée principalement de hêtres, tilleuls et érables, cette petite forêt a l’avantage d’être moins visitée que les grands massifs du Morvan ou de l’Othe. En octobre, on peut y dénicher quelques girolles tardives sous les hêtraies, surtout lors des automnes humides. C’est un coin “secret” pour qui veut éviter la foule tout en étant à deux pas d’Auxerre. Plus au sud, l’Yonne comprend une frange du Morvan dans l’Avallonnais (secteur de Quarré-les-Tombes, Vézelay). Ces forêts du Morvan nord, sur sol granitique acide, sont similaires à celles décrites pour la Nièvre : on y trouve girolles, cèpes et autres délices forestiers en abondance quand la météo s’y prête. L’avantage de l’Avallonnais est sa faible densité de population : de nombreux coins à girolles y restent méconnus. Essayez par exemple les bois autour du réservoir du Crescent ou du lac de Chaumeçon après une bonne pluie d’août : l’odeur fruitée de la girolle pourrait bien vous guider vers une belle trouvaille champêtre.

Territoire de Belfort (90) : entre Ballon d’Alsace et piémont vosgien

Massif du Ballon d’Alsace (Hautes-Vosges)

Le plus petit département de la région n’est pas en reste pour les champignons. Au sud du Territoire de Belfort, le massif du Ballon d’Alsace culmine à 1 247 m et constitue l’extrémité des Vosges. La partie belfortaine du Ballon est couverte de forêts mixtes de hêtres, de sapins et d’épicéas où poussent de nombreux champignons de montagne. Si les cèpes y font la renommée de l’automne (on parle des “cèpes du Ballon”), les girolles peuvent s’y trouver dès la fin de l’été. Sur les versants sud du Ballon d’Alsace, en redescendant vers Lepuix ou Giromagny, on rencontre des bois plus feuillus (chênes, bouleaux) à moyenne altitude (600–800 m) : c’est là que les girolles apparaissent en petits groupes après les pluies d’août. Près des torrents et zones humides du Ballon, ouvrez l’œil pour repérer les chanterelles camouflées dans les mousses. Le secteur étant peu fréquenté par les grands cueilleurs, il reste assez préservé : profitez-en mais veillez à bien respecter la nature (le Ballon est une zone protégée, parc naturel régional).

Forêts du piémont et d’Étueffont (nord 90)

Au nord du département, en direction du plateau haut-saônois, s’étendent de plus petites forêts où il est également possible de remplir son panier. La forêt d’Étueffont, par exemple, est un massif domanial de feuillus (chênes, charmes, frênes) situé entre Belfort et Rougemont-le-Château. Les retraités du coin la parcourent volontiers en fin de journée pour y chercher quelques champignons. On y trouve surtout des bolets, mais aussi parfois des girolles sous les taillis de hêtres lorsque l’été a été pluvieux. Les sols y sont argileux et frais, ce qui convient aux girolles claires de fin de saison ; attention aux confusions avec la fausse girolle (Hygrophoropsis aurantiaca) qui peut pousser dans les mêmes zones de litière d’aiguilles de pin. Plus largement, le Territoire de Belfort étant très boisé (forêts de la Haute-Savoureuse, bois de Belfort, etc.), tout promeneur curieux pourra y découvrir “son” coin à girolles. La clé est de cibler les forêts mixtes à base de feuillus sur sol acide, et de privilégier les moments suivant une période pluvieuse en été. Avec un peu de chance, votre prochaine balade belfortaine se terminera avec une belle récolte de girolles à déguster en omelette ou en poêlée !

En résumé, la Bourgogne-Franche-Comté regorge de forêts propices à la pousse des girolles : des chênaies calcaires du Châtillonnais aux sapinières humides du Jura, en passant par les hêtraies granitiques du Morvan, chaque département offre ses trésors mycologiques. Les girolles apprécient les sous-bois riches en humus, légèrement ombragés et bien arrosés. La saison s’étend de juin à octobre, avec des pics après la pluie. Préparez votre panier en osier, votre couteau et votre boussole, et partez explorer ces coins de nature préservée (pour vous orienter, pensez à utiliser nos cartes interactives dédiées aux champignons). Bonne cueillette, et n’oubliez pas : ne récoltez que ce que vous connaissez et laissez-en toujours un peu pour que la forêt continue de vous régaler les saisons suivantes !